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Wade se pose en champion de l'indépendance nationale contre les Américains et les Français.
" Les Américains ou les Français ne sont pas les patrons des Sénégalais » a clamé fièrement hier,le président sortant, Abdoulaye Wade, en démarrant sa campagne dans la cité religieuse, précisément à Mbacké. Il oublie donc les efforts pharamineux qu'il avait fait pour que Sarkozy présente son fils à Obama. Souvenons nous. Karim Wade et son président de père ne devaient pas faire partie des Africains invités au sommet du G8, comme Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), Alpha Condé (Guinée) et Mahamadou Issoufou (Niger). Pourtant on les a bien vus à Deauville, dans le sillage de Nicolas Sarkozy dont ils étaient les invités personnels. Les images du président français présentant Karim Wade à Barack Obama ont fait le tour du monde. Oublié aussi le deal entre Sarkozy et Wade au temps ou il fallait des soutiens africains contre Kadhafi. " Je soutiens le CNT, je condamne Kadhafi. En contrepartie, vous me laisser torpiller la constitution et me présenter à un troisième mandat". Tel était l'accord passé entre Wade et les dirigeants occidentaux selon Me Ceccaldi, l'avocat de Gbagbo et de Kadhafi. Aujourd'hui tout cela est jeté par dessus les moulins. Le président sortant Sénégalais, Abdoulaye Wade rumine sa colère contre les Américains et les Français. Peut être qu'il a senti que ces derniers veulent détruire son image. « Les Américains et les Français ne sont pas les patrons des sénégalais » s'indigne à présent Abdoulaye Wade. Avant d'ajouter : « Quand le président Senghor était président de la République, il a gouverné jusqu'à sa vieillesse ; on l'a jamais dit de partir. C'est parce qu'il était sous l'ordre des Français. Moi, je ne l'accepte pas : je défends le Sénégal et l'Afrique » a dit publiquement Wade devant ses militants. Pour Abdoulaye Wade, ces gens doivent savoir qu'ils ne gouvernent pas notre pays : « ils doivent arrêter de manipuler les gens »' dixit Wade. Selon lui, il n'a plus le temps de faire un bilan, parce que tout le monde a vu ses réalisations dans le pays. « Le Sénégal est en chantier partout, j'ai beaucoup travaillé, j'ai beaucoup fait. J'ai des choses en chantier, donc il faut que je les termine » indique Wade . Il a aussi évoqué le secteur de l'agriculture, notamment avec le programme Goana ;sans compter le plan Reva. En même temps , il a annoncé la mise en place d'une caisse de sécurité sociale pour les paysans. Selon Me Wade, des avancées considérables ont été notées dans les secteurs de la jeunesse et de l'éducation. Pour Wade, il a réussi partout et, il sait que les Sénégalais comptent toujours sur lui pour parachever le travail. « Donc, je ne cherche pas l'intérêt des occidentaux, mais celui des Sénégalais. Les Américains et les Français ne sont pas les patrons des Sénégalais. Personne ne peut nier notre force ''a soutenu Wade sous les vivats de ses militants. En tout état de cause, il souligne que la présidentielle du 26 février 2012 se déroulera d'une manière transparente et libre. Il invite ses militants à éviter la violence. « Ce scrutin intéresse fortement l'étranger, raison pour laquelle certains ne sont pas contents de mon engagement à la défense des pays africains » martèle t-il. Me Wade a aussi ajouté " Je vais gagner, mais sans aucun mérite. Faute d'adversaires à la hauteur ".
Mali : Le cessez le feu a du plomb dans l'aile.
L'Algérie a tenté une médiation visant à mettre fin aux hostilités a permis aux deux parties de renouer avec le dialogue et cesser les hostilités. Tel était le but de la rencontre qui s'est tenue à Alger du 2 au 4 février courant. Ainsi, la délégation du gouvernement malien, conduite par M.Soumey-lou Boubeye Maïga, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et un autre représentant l'Alliance démocratique du 23 Mai pour le changement, ont lancé un appel « pressant » pour arrêter les hostilités au nord du Mali et privilégier le dialogue et la concertation, a rapporté l'APS, citant une source proche du dossier. Cet appel se place dans le cadre de la Facilitation de l'Accord d'Alger du 4 juillet 2006, un accord conclu entre l'Alliance du 23 Mai et le gouvernement malien, sous l'égide de l'Algérie. Des membres de l'Alliance combattent aux côtés du MNLA contre l'armée dans le nord du Mali, selon Bamako et le gouvernement malien espérait enfoncer un coin parmi les composantes de la rébellion. Le gouvernement malien s'est engagé à mettre en place tous les mécanismes adéquats pour améliorer les conditions de vie dans les localités de Kidal, Gao et Tombouctou.Les représentants du gouvernement ont réitéré leur « disponibilité » à poursuivre et approfondir le dialogue avec tous les acteurs concernés. De leur côté, les représentants de l'Alliance ont été mandatés pour entreprendre les contacts exploratoires en vue de préparer une mission de paix élargie aux représentants des institutions maliennes, de l'Alliance, des personnes, ressources des trois régions et de la société civile. Il ressort de cette réunion que les parties en conflit ont placé l'intérêt national et territorial avant toute considération. « Les deux parties sont déterminées à permettre aux populations d'exprimer pleinement leurs préoccupations dans le cadre de la légalité en tirant les enseignements des expériences passées de règlement qui ont permis de préserver l'intégrité territoriale et l'unité nationale du Mali », indiquait-t-on. Hélas tous ces efforts et ces promesses réelles ou de circonstance, se sont révélés vains. L'appel au cessez-le-feu lancé à Alger " ne nous concerne pas ", a indiqué le secrétaire général de la rébellion touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), Bilal Ag Cherif, dans une interview publiée aujourd'hui dans le quotidien arabophone El Khabar.

Les Bretons veulent construire une ile de paques locale !
On arrive à Carnoët par une départementale, sans vraiment s'en rendre compte. A 38 kilomètres de Morlaix, 14 kilomètres de Carhaix, dans les hauteurs de la Basse-Bretagne. Au pied de l'église du village, un modeste panneau indique « la Vallée des saints » à droite ; après quelques lacets, la route s'ouvre sur une chapelle, un terre-plein, une colline. Vingt mégalithes s'y dressent sous la pluie. Des masses granitiques de 3 à 4 mètres de hauteur, d'où surgissent des visages et des corps. 1 000 de ces statues toutes neuves réalisées par des sculpteurs de la région sont prévues d'ici 25 ans, réunies sur 37 hectares : de quoi fonder l' « île de Pâques bretonne ». Un « projet fou pour l'éternité » lancé en 2008, dont l'ambition « est de donner une nouvelle visibilité à un patrimoine en voie d'extinction : le Haut Moyen Age en Armorique, aux sources même de l'identité culturelle et territoriale de la Bretagne ». Chaque statue représente un saint auquel est associée une légende mêlant culture celtique, gallo-romaine et chrétienne, comme l'explique Cristian Galliou, trésorier adjoint de l'association. Pour Philippe Abjean, initiateur du projet, ces légendes sont un « trésor de culture populaire » indument ignoré : « Ces récits qui semblent farfelus, décousus, ont une dimension pédagogique, universelle, et n'ont rien à envier aux mythes grecs. [...] C'est notre mythologie à nous. » Ce professeur de philosophie de 58 ans, catholique pratiquant, a été élu « Breton de l'année » par Armor magazine en 2010. Après avoir relancé un pèlerinage antique à travers la Bretagne, il dit vouloir « laisser un témoignage pour les siècles à venir » : « Le rapprochement avec l'île de Pâques est inévitable. Ce qui me frappe c'est qu'on connaît les statues, les moaïs, mais qu'on a oublié comment fonctionnait la société à l'époque. Dans quelques millions d'années, on ne sait pas ce qu'il restera de la Bretagne... Il restera ça. » Si le site internet évoque la naissance d'une « locomotive touristique d'envergure internationale », et parle d'« attirer chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs », Philippe Abjean nuance : « L'entrée ne sera jamais payante, on ne veut pas faire un Disneyland. [...] Mais il y a peut-être un déclic qui va se faire au sein de la population bretonne, ça deviendra peut-être un lieu qui lui parle de son histoire, pourquoi pas. Cela dépend de la manière dont les gens vont se l'approprier. » Les restaurateurs de Carnoët parlent, l'été, de 200 à 300 visiteurs par week-end. Financées par mécénat à hauteur de 12 000 euros, les statues ont déjà trouvé presque 1 000 donateurs. Des familles, des communes se réunissent pour s'offrir une statue de leur saint patron : cinquante personnes à Guerlesquin, une centaine à Carantec, et des contributeurs aux Etats-Unis, en Allemagne et en Afrique du Sud. Le Crédit agricole de Bretagne et les Super U du Finistère ont aussi contribué à l'initiative. Yvan Madec, directeur du centre Leclerc de Landivisiau, explique avoir donné 500 euros « par attachement à la culture régionale ». Et d'ajouter : « Je trouve que c'est un beau projet collectif...pour une époque individualiste ! » Un projet qui ne bénéficie d'aucune subvention publique, mais qui a été reconnu d'intérêt général à caractère culturel, ce qui permet de défiscaliser les dons à environ 60%. Une initiative fédératrice donc, mais qui ne fait pas pour autant l'unanimité. Dans les cercles artistiques, politiques et touristiques bretons, certains critiquent la démesure du projet, d'autres son côté superficiel, anachronique. Ce qui gêne surtout, c'est la mise en avant d'une Bretagne mythique, religieuse, jugée passéiste. Un scepticisme qu'exprime un des 756 habitants de Carnoët dans un reportage de France 3 : « Ce n'est pas un bon symbole pour le troisième millénaire. Pourquoi pas... mais je préfère voir des éoliennes, comme là , il y en a plein autour. » Ce sentiment se retrouve sur la blogosphère bretonne, où la Vallée des saints suscite des réactions contrastées et un débat parfois virulent : « La Bretagne religieuse, ça devrait suffire comme cela ! " Ce sont les marchands du temple qui financent la spiritualité... »« Je paye déjà pas pour aller voir des cailloux à Carnac, ou pour aller à la pointe du Raz, je n'irai donc pas à Carnoët voir des statues toutes neuves de représentations idolâtres ! ! ! » Des doutes que partage Jean-Marc Huitorel, professeur de français, critique d'art bretonnant et auteur de plusieurs ouvrages. Sur le plan artistique d'abord, il questionne ce qu'il appelle la volonté de « faire comme autrefois » : « Il n'y a pas d'innovation formelle, pas de prise en compte de l'Histoire, plutôt un remake, sans recul d'ailleurs. » Le mélange culturel est en effet singulier, quand on sait que les menhirs de Carnac datent du néolithique, plusieurs millénaires avant la culture celtique. Mais au-delà , selon lui, les symboles en jeu sont à manier avec « précaution et rigueur » ; il dit se méfier d'une « ethnicisation de la culture » : « Pour moi, on peut construire des entreprises humaines, culturelles et artistiques sur d'autres bases qu'ethniques. [...] Le patrimoine breton est extraordinaire, mais je ne crois pas que ce soit lui rendre réellement hommage. Je trouve que c'est une entreprise plutôt populiste. » Les promoteurs du projet passent outre aux critiques. Neuf autres statues devraient être réalisées l'été prochain. 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Vague de froid exceptionnelle au ... maghreb !
A l'instar de l'Europe, une vague de froid exceptionnelle sévit au Maghreb, accompagnée d'importantes chutes de neige: en Tunisie, fait rare, la températeur est descendue jusqu'à moins trois degrés sur les hauteurs, tandis que dans le nord de l'Algérie, 48 accidents de la circulation dus aux intempéries ont fait 16 morts et 122 blessés. Oui, il s'agit bien d'une image de la Tunisie! La Protection civile, citée par l'agence de presse APS, faisait par ailleurs état de la mort de cinq personnes, décédées par asphyxie à cause de l'inhalation de monoxyde de carbone. Le porte-parole de la gendarmerie algérienne, le commandant Azouz Latrach, a invité sur les ondes de la radio les citoyens à éviter de prendre leur voiture, " sauf nécessité impérieuse ". Il a expliqué que la plupart de ces accidents étaient dus à des excès de vitesse, " ou à la perte de contrôle du véhicule de la part des conducteurs qui ne savent pas conduire sur des chaussées enneigées ". Alors que 20 des 48 départements du pays sont touchés par la vague de froid, plus de 20 routes nationales étaient coupées à la circulation, notamment dans les régions montagneuses de Kabylie (100Km à l'est d'Alger), ou de Boumerdés (45 Km à l'est d'Alger). Dans cette région montagneuse, les foyers sont sans électricité, depuis vendredi à cause des ruptures des câbles conducteurs de courant, sous le poids de la neige. On faisait aussi état dans certaines régions de pénuries de gaz butane et de gasoil, utilisés pour le chauffage, en raison de cette vague de froid exceptionnelle. Conséquence des chutes de neige inhabituelles qui devaient se poursuivre jusqu'à lundi après-midi, la plupart des vols internationaux et domestiques de la compagnie Air Algérie sont annulés depuis samedi. Incroyable ! En Tunisie, l'agence de presse officielle TAP faisait état dimanche de " glissements de terrain dangereux " dans la région de Ain Draham, une zone montagneuse du nord-ouest, sans mentionner de victimes. Les intempéries sont accompagnées d'importantes chutes de neige ayant atteint 20 à 30 cm d'épaisseur dans plusieurs régions du nord et du centre de la Tunisie. De nombreuses routes ont été coupées, occasionnant l'isolement de localités reculées, où les habitants se plaignaient de l'absence de secours des autorités. Selon la radio Shems FM, le parti démocratique progressiste (PDP,opposition) a envoyé une " caravane de solidarité ", transportant des couvertures, denrées alimentaires et équipements de chauffage vers la région de Kasserine (centre-ouest). Selon l'Institut national de la météorologie, le froid inhabituel devait persister quelques jours avec un thermomètre variant entre 2 et -3 degrés.




























