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L'action Facebook plonge à Wall Street

Le titre de Facebook, champion des réseaux sociaux, a entamé lundi sa deuxième journée de cotation très nettement en deçà de son prix d'introduction vendredi à Wall Street. Vers 14H00 GMT, le titre Facebook accentuait ses pertes et s'enfonçait de 13,68% à 33,00 dollars sur la plateforme boursière technologique Nasdaq, après une ouverture en baisse d'environ 8%. Bien que le groupe soit valorisé à 104 milliards de dollars, la réception plutôt tiède des investisseurs montrait pour certains experts que ceux-ci ont retenu la leçon de la frénésie autour des valeurs internet. Ils veulent maintenant savoir si la popularité du réseau social aux 900 millions d'utilisateurs peut se traduire en bénéfices. Facebook a mis vendredi sur le marché 421 millions d'actions, pour une opération à 16,02 milliards de dollars, la plus grosse pour une valeur internet, la deuxième plus grosse pour une valeur américaine tous secteurs confondus. L'entrée en Bourse si attendue du géant des réseaux sociaux sur internet, lancé il y a huit ans dans une chambre d'étudiant d'Harvard, s'était terminée sur une déception, le titre n'ayant arraché qu'une maigre progression de 0,61% pour finir la séance à 38,23 dollars, soit 23 cents au-delà du cours d'introduction.  

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Tennis : Nadal remporte le tournoi de Rome face à Djokovic

L'Espagnol Rafael Nadal, tête de série N.2, a remporté le Masters 1000 de Rome en battant en finale le Serbe Novak Djokovic (N.1), 7-5, 6-3, lundi. Nadal prend sa revanche de la finale 2011, perdue contre Djokovic, et l'emporte pour la sixième fois au Foro Italico, record du tournoi, après ses titres en 2005, 2006, 2007, 2009 et 2010. La finale a été décalée à lundi à cause de la pluie tombée dimanche sur Rome. Nadal conserve l'ascendant sur Djokovic après l'avoir déjà battu en finale sur la terre battue du Masters 1000 de Monte-Carlo, de bon augure pour l'Espagnol à six jours de Roland-Garros (27 mai-10 juin). De plus cette victoire lui assure de reprendre la deuxième place du classement ATP à Roger Federer, demi-finaliste à Rome, et de ne pas recroiser "Djoko" avant une éventuelle finale à Paris. Lundi, le N.1 mondial a commis un nombre inhabituel de fautes directes (41, 21 pour Nadal) et n'a pas évolué à son meilleur niveau, à l'image de sa double faute sur la balle de match.  

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Le rapatriement des Sud-Soudanais s'accélère

Quelque 3.600 Sud-Soudanais ont été rapatriés du Soudan vers le Soudan du Sud en une semaine dans le cadre d'une opération aérienne qui entre dans sa deuxième semaine lundi, a indiqué l'Organisation internationale des migrations (OIM). "Nous avons évacué par voie aérienne quelque 3.600 personnes jusqu'à hier soir", a indiqué une officier de l'OIM sous couvert de l'anonymat à l'AFP. Le nombre de vols charter quotidiens entre Khartoum et Juba a doublé passant à quatre depuis le début de l'opération le 14 mai et il pourrait atteindre les six dans les prochains jours, selon elle. L'agence prévoit de rapatrier par voie aérienne quelque 12.000 Sudistes regroupés dans un centre à Kosti à environ 300 km de Khartoum. Kosti est devenu le plus grand camp de Sud Soudanais en attente d'une évacuation vers le Sud, un grand nombre d'entre eux vivant dans des abris de fortune depuis parfois un an, dépendant de l'aide internationale. Estimant que ces migrants constituaient une menace pour la sécurité, les autorités locales leur avaient donné jusqu'au 5 mai pour quitter les lieux. L'ultimatum a été repoussé au 20 mai puis supprimé après l'annonce des plans d'évacuation par l'OIM. "Nous devrions pouvoir terminer d'ici la fin du mois", a indiqué l'officier de l'OIM, estimant que "les choses se passent plutôt bien". Selon elle, l'agence, qui dépend de donateurs, avait reçu des engagements financiers pour quasiment la totalité des 5,5 millions de dollars nécessaires à l'opération. Les Sud-Soudanais de Kosti font partie des quelque 350.000 Sud-Soudanais qui, selon leur ambassade, se trouvaient au Soudan au 8 avril, date limite fixée par Khartoum pour quitter le territoire ou régulariser leur situation. Tous les fonctionnaires originaires du Sud ont été renvoyés de l'administration civile du Nord juste avant l'indépendance du Soudan du Sud, proclamée en juillet 2011 au terme d'un accord de paix qui a mis fin en 2005 à 21 ans d'une guerre civile qui a fait deux millions de morts.  

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Zimbabwe : Mugabe forcé de rester au pouvoir ?

Robert Mugabe, 88 ans, est fatigué mais ne veut pas se retirer du pouvoir, de peur que son parti n'implose, a affirmé dimanche le quotidien indépendant The Standard, citant un ex-ministre de la Défense du président du Zimbabwe. Le journal cite Enos Nkala, ministre de la Défense de M. Mugabe dans les années 1980 mais devenu très critique ces dernières années. Les deux hommes ont eu un entretien privé à Bulawayo (sud), la deuxième ville du Zimbabwe, selon le journal. "D'après nos discussions, Mugabe a dit qu'il était fatigué et voulait prendre sa retraite mais ne pouvait pas le faire sinon la ZANU-PF (le parti présidentiel, ndlr) mourrait", a déclaré M. Nkala, cité par The Standard. "Il ne peut pas partir quand le parti est dans cet état. Ce qui le retient c'est la gestion et l'encadrement de la ZANU-PF pour éviter qu'elle n'implose", a-t-il ajouté. "C'est facile pour les gens de dire Mugabe doit partir, Mugabe doit partir, mais la plupart ne savent pas qu'il est la colle faisant tenir ensemble le pays", a ajouté M. Nkala, en insistant sur les délicats problèmes posés par la succession du vieux président et qui, s'ils ne sont pas réglés avec soin, pourraient entraîner le pays dans "le chaos de la guerre civile". Le porte-parole de la présidence zimbabwéenne n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces déclarations. Robert Mugabe est au pouvoir depuis l'indépendance de son pays en 1980. Son âge, ainsi que des séjours en Asie, alimentent régulièrement des rumeurs sur son état de santé et des spéculations sur sa succession, dans un pays meurtri par la violence politique. Depuis 2000, chaque élection présidentielle s'est accompagnée de violences, qui ont failli dégénérer en guerre civile en 2008, si l'opposant de longue date Morgan Tsvangirai n'avait accepté de se retirer du deuxième tour et de former un gouvernement de cohabitation qui fonctionne avec difficulté depuis début 2009.  

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